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Financement participatif : notre nouvelle application est disponible !

Financement participatif : notre nouvelle application est disponible !

Cap Collectif lance sa nouvelle application de financement participatif, dixième application disponible sur nos plateformes ! 

La création de cette application intervient dans un contexte particulier. Pour faire face à la crise sanitaire et aux difficultés rencontrées par bon nombre d’entreprises, nous avons répondu présents à l’appel de la Région Grand Est, afin de mettre en place une opération “Café solidaire”, campagne de financement participatif en ligne pour aider les bars et cafés de la région. 

Par le biais de cette nouvelle application, les établissements de la région pourront  se référencer sur la plateforme, et y recevoir directement les dons des citoyens. Pour maximiser cette démarche, la Région Grand Est s’engage à doubler chaque don effectué sur la plateforme, jusqu’à hauteur de 100 000€. 

Vous êtes intéressé par le financement participatif ? D’autres usages sont imaginables !

  • Soutenir des établissements (cafés, librairies, petits commerces…)
  • Financer des projets associatifs ou entrepreneuriaux 
  • L’incorporer à votre démarche de budget participatif 

Conçue pour la Région Grand Est, cette application est maintenant disponible sur l’ensemble des plateformes Cap Collectif. On vous explique ici comment la mettre en place sur votre plateforme !

 

Comment ça marche ?

Vous êtes l’organisateur de la démarche de financement participatif

  • Le financement participatif n’est pas plus compliqué à mettre en place qu’une boîte à idées ! Le formulaire de dépôt “habituel” est ici utilisé comme un formulaire de candidature et de référencement pour les porteurs de projets (des cafetiers pour cette opération de la Région Grand Est). Au moment de paramétrer votre formulaire de dépôt, choisissez simplement “Établissement” dans “Objet déposé”. 
  • Remplissez le reste de votre formulaire comme vous le souhaitez ! Le seul impératif est d’activer la toute nouvelle section “TIPSmeee” qui vous permettra d’activer les dons en ligne

TIPSmeee, vous connaissez ?

TIPSmeee est une entreprise française permettant de récolter des dons, pourboires, ou autres transferts d’argent. 

C’est grâce à leur widget, intégré dans notre application de financement participatif, que les dons pourront être récoltés en toute sécurité et légalité pour votre démarche.

 

Vous êtes un établissement / une association / un porteur de projet

  • Une fois inscrit et connecté à la plateforme, rendez-vous sur la page de financement participatif, et remplissez le formulaire de référencement en cliquant sur le bouton “Référencer” :

 

  • Afin de pouvoir autoriser les dons d’argent en ligne, il vous est obligatoire de créer un compte sur TIPSmeee qui se chargera des transactions. Votre compte créé, indiquez votre code d’activation dans le formulaire de dépôt. 
  • Cliquez sur “Déposez” en fin de formulaire et vous voilà référencé ! Vous recevrez une notification à chaque don reçu. 

 

Vous souhaitez soutenir un établissement / une association / un porteur de projet

  • Identifiez le ou les structures / projets que vous souhaitez aider, grâce à la liste ou au plan : 

 

  • En cliquant sur sa vignette, vous afficherez sa carte d’identité, dans laquelle vous pourrez faire votre don.
  • Une fois le montant que vous souhaitez donner renseigné, payez grâce à Apple Pay ou en renseignant une adresse mail et vos identifiants bancaires (tout est sécurisé, on vous rassure !). 
  • Votre don est effectué, merci à vous !

Soutien aux établissements, financement de projets associatifs ou entrepreneuriaux, quel sera votre premier projet de financement participatif ?

 

Les résultats du baromètre sur le rôle des entreprises

3 mois après le lancement de notre consultation en partenariat avec the NextGen Enterprise Summit et 50 dirigeant(e)s européens parmi lesquels Isabelle Kocher (Simplon Fondation), Pascal Demurger (MAIF), Henriette Dræbye Rosenquist (Pfizer France), Alain Roumilhac (Manpower), Luc Bretones (Purpose For Good), Philippe Pinault (Holaspirit), Pierre Sinodinos (Aneo) , nous sommes très heureux d’en dévoiler les résultats. 

Vous pouvez consulter l’intégralité de notre étude que nous aurons le plaisir de restituer lors de l’événement Nextgen ce vendredi 27 novembre mais aussi dans quelques semaines auprès de Bruno Le Maire et Olivia Grégoire.

Quels en sont les principaux enseignements et points de controverse ? Nous avons choisi de mettre en avant 4 éléments particulièrement saillants

 

La fin d’une relation infantilisante de contrôle ?

Derrière l’unanimité autour d’un mode de travail plus horizontal et collaboratif, s’exprime une demande massive des salariés d’être considérés comme responsables. Le reporting permanent est perçu comme la manifestation exaspérante de ce manque de confiance qui produit une surveillance de tous les instants et une infantilisation des rapports humains au travail. Le modèle tayloriste est reconnu comme obsolète et sclérosant, mais dans les faits et pratiques quotidiennes d’une majorité d’entreprises, il continue d’être la norme et un réflexe systématique.

C’est à la fois la proposition la plus votée et controversée de la consultation (« Éviter de contrôler ses collaborateurs et d’établir des règles sur des points insignifiants et infantilisants” de Jean-François Zobrist) qui revient le plus souvent dans les contributions des participant(e)s. 

Pour Jeanne, participante à la consultation, “Les salariés ont l’impression de ne plus exercer leur métier mais passer leur temps à documenter ou justifier chacune de leurs actions.

Pour Alain, autre participant, “L’apparition de règlements basés sur une sécurité onéreuse et souvent excessive protège d’abord la hiérarchie et complexifie la tâche des actifs.

 

L’environnement, une priorité réaffirmée… place aux actes ?

À la première question “Pour vous, que devraient faire les entreprises en priorité aujourd’hui ?” : “S’engager avant tout dans la transition écologique” est la réponse la plus soutenue (près d’un quart des réponses) avant le développement de la formation ou encore les revalorisations salariales.

À la seconde question, “Que devraient faire les entreprises pour parvenir à concilier profit et impact positif sur la société ?”, 39 % des répondant(e)s souhaitent que les entreprises se fixent des objectifs chiffrés qui les engagent en matière de protection de l’environnement et d’impact social de leurs activités.

La question environnementale est une préoccupation croissante dans l’opinion publique et le champ politique. Elle devient même la priorité pour une partie de la population comme l’ont montré cet été les élections municipales. Cette consultation vient démontrer que l’entreprise n’échappe pas à ce qui est devenu une exigence bien plus qu’une tendance. Isabelle Kocher dans sa proposition de décarboner son modèle d’affaire, (la 4ème la plus soutenue la consultation), le prédit “ Seules les entreprises qui s’attacheront à réparer les fractures de notre monde connaîtront une croissance à long terme”.

 

La raison d’être : en quête d’impact et de sincérité

Conséquence directe de la loi PACTE, en écho à l’importance majeure des enjeux environnementaux rappelée ci-dessus, la raison d’être des entreprises a été au cœur des débats. Cette notion se popularise et un nombre croissant d’entreprises se prête à l’exercice. Revers de la médaille, une majorité de participant(e)s, sans rejeter l’intérêt de la raison d’être, bien au contraire, tendent à mettre en garde contre une dérive purement cosmétique de l’exercice, ou pour atténuer le propos d’une tendance à déconnecter l’exercice de son objectif initial, à savoir le rassemblement de toutes les parties prenantes d’une entreprise autour d’un modèle économique soutenable, responsable et fédérateur.

Martin Richer, président et fondateur de Management et RSE, nous alerte : “Beaucoup parmi les 150 raisons d’être (RE) publiées en France ne répondent pas à la question du pourquoi (contribution aux enjeux) et ne se traduisent pas par un changement de comportement” 

Colin, un autre participant, marque son scepticisme :  “Confier la définition de sa raison d’être à une agence de pub, c’est pour faire de la pub (…) la plupart des collaborateurs savent cela.

Lise, autre contributrice, se retrouve davantage dans une notion plus ancienne, “Je préfère les valeurs à la « Raison d’être ». En effet, les valeurs sont une notion concrète qui donnent un état d’esprit cohérent à tous les salariés.

 

La participation : une demande de recentrage sur le dialogue social et la stratégie ?

Le terme de participation dans le monde de l’entreprise comprend un double sens. Il est lié aux dispositifs financiers d’intéressement et de partages de bénéfices avec les salariés. Les participants l’ont rappelé avec force : à la question “Comment les entreprises peuvent-elles mieux partager les richesses qu’elles génèrent ?” 55,7 % d’entre eux invitent à généraliser les dispositifs d’intéressement et de participation dans l’objectif de redistribuer des bénéfices aux salariés.

Plus surprenant est leur réponse sur la manière dont ils pensent pouvoir participer à la vie de leur entreprise et être impliqués dans son fonctionnement. 37,6 % d’entre eux privilégient un dialogue social ouvert et transparent à tous les niveaux de l’entreprise. 33 % souhaitent qu’on mobilise leurs avis et leurs expertises pour prendre les décisions stratégiques. Seulement 24 % des participants demandent qu’on fasse régulièrement appel à leurs idées pour innover et améliorer l’organisation globale.

Est-ce une remise en cause des projets “d’open innovation” qui ont fortement essaimé ces dernières années dans les entreprises sans réellement transformer en profondeur, la culture des entreprises ni leur organisation ? Une usure liée à cette injonction permanente à innover et faire preuve de créativité ? Un décalage entre les espaces de discussion “autorisés”, ouverts à toutes et tous, et les réflexions stratégiques à fort enjeu qui sont restées la chasse gardée des dirigeant(e)s et actionnaires ? 

Dans cette hypothèse d’une participation non pas satellisée dans des projets bénins mais recentrée sur les vrais problèmes, le dialogue social occupe une place centrale. Mais un dialogue central rénové dans le sens où il serait inclusif, transparent et régulier.

 

La participation citoyenne en action ! #4

Confinés mais toujours consultés ! Malgré le reconfinement, les projets participatifs continuent de se lancer sur nos différentes plateformes. On vous fait ici le bilan de ces quinze derniers jours.

 

Co-construisez un minimum jeunesse avec les députés socialistes

À l’origine de Cap Collectif, il y a Parlement & Citoyens. Vous vous en souvenez ? On vous en parlait ici, à l’occasion de nos 5 ans

Depuis quelques semaines, une nouvelle consultation est en ligne sur la plateforme de l’association. Portée par le groupe Socialistes et apparentés à l’Assemblée nationale, cette consultation vous propose de co-construire la future proposition de loi du groupe sur un “minimum jeunesse”, fondé sur l’attribution d’un revenu de base et d’une dotation universelle dès 18 ans. 

Modalités d’attribution, usages, financement, participez jusqu’au 13 décembre sur l’ensemble des composantes de cette proposition de loi. 

Et parce que votre avis compte, les députés s’engagent :

 

Les consultations citoyennes en cours

La Région Auvergne-Rhône-Alpes vous donne la parole !

Le Conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes a dédié sa grande cause régionale à la question de l’enfance et du handicap. À cette occasion, elle lance une plateforme de consultation pour permettre à tous – parents, aidants, professionnels, accompagnants et associations – de partager leurs points de vue et propositions.

Si vous êtes concerné par le sujet, la région vous offre deux modes de participation :

 

Participez aux aménagements de votre territoire

Jardins partagés, voiries, ou canaux, les projets d’aménagement se multiplient sur nos plateformes.

 

Nouveau projet d’urbanisme pour la ville de Paris !

Nous vous en parlions dans l’édition précédente, la ville de Paris lance, en ce moment, plusieurs projets d’aménagement comme celui sur la transformation de la Porte de la Chapelle, sur la description de votre rue idéale ou encore sur le Plan Local d’Urbanisme (dont les résultats viennent d’être publiés !).

Depuis le 3 novembre, les Parisiens et Parisiennes sont à nouveau invités à s’exprimer sur la Rue aux écoles, dans le 13e arrondissement. Les idées soumises seront transmises aux services de voirie pour étude de la faisabilité. Alors si vous y habitez, n’hésitez pas à y participer à cette consultation citoyenne en ligne, jusqu’au 31 décembre !

 

Consultation sur le canal du Rhône à Sète

Après un premier projet sur les plages de l’Hérault, la préfecture de la Région Occitanie lance ce mois-ci une nouvelle consultation citoyenne sur l’aménagement du canal du Rhône à Sète.

L’objectif est, par le biais d’un questionnaire, de recenser les habitudes de fréquentations, pratiques et attentes sur cette zone, en vue de la planification de travaux de modernisation. Déjà plus d’une centaine de participations sur ce projet ouvert jusqu’au 25 novembre !

 

Boîte à idées sur les jardins partagés à Lille

Au printemps prochain, de nouveaux jardins partagés verront le jour à Lille, à l’arrière de l’école Bérange-Hachette. À cette occasion, la ville propose à ses habitants de participer à ce projet de deux façons :

  • En partageant leur rapport au jardinage et aux jardins partagés, dans un questionnaire ;
  • En proposant leurs idées pour ces nouveaux jardins dans une boîte à idées

Que vous ayez la main verte ou non, et si vous habitez à Lille, participez à la construction de ces jardins partagés jusqu’au 29 novembre !

 

Budgets participatifs : ça s’en va et ça revient !

Un adage prétend qu’il y a toujours un budget participatif en cours en France, à n’importe quel moment de l’année. Et ce n’est pas nous qui allons le démentir !

 

Une nouvelle édition en cours pour Rennes et la région Île-de-France

Vous habitez Rennes ou l’Île-de-France ? Déposez votre projet participatif pour votre territoire !

Après quatre éditions passées pour la première et une pour la seconde, les deux collectivités replongent dans la phase de dépôt des projets de leur budget participatif. Participez jusqu’au 30 novembre pour Rennes, et jusqu’au 4 décembre pour l’Île-de-France

 

En attendant votre prochain budget participatif, nous vous avons préparé une série d’articles sur le sujet. 

 

La participation citoyenne en action ! #3

Depuis 2 semaines, et malgré un nouveau confinement, les démarches de participation en ligne battent leur plein. Entre budgets participatifs, votations en ligne et consultations citoyennes, retour sur les projets participatifs lancés ou en cours depuis le 15 octobre 2020.

 

La consultation européenne a pris fin

Il y a plus d’un mois, nous lancions, avec The NextGen Enterprise, une grande consultation citoyenne européenne sur le rôle des entreprises dans la société. Cette consultation est maintenant terminée. Vous avez été plus de 25 000 à vous intéresser à l’entreprise de demain, merci à vous !

Quelles sont les prochaines étapes ? 

  • Le 3 novembre : les dirigeant·es européen·nes qui ont participé à cette consultation inédite prendront position sur les 10 propositions les plus plébiscitées par les citoyens
  • Le 26 novembre : un baromètre citoyen pour l’entreprise de demain, rédigé à partir de vos propositions, sera remis à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance 
  • Le 27 novembre : suite à leur prise de position, les dirigeant·es européen·nes répondront officiellement aux 10 propositions les plus plébiscitées par les citoyens

En attendant, l’ensemble des contributions est toujours disponible en ligne. Retrouvez les solutions proposées par : Pascal Demurger (PDG Maif), Claire Allaria (DRH Pfizer), Emmanuel Faber (PDG Danone), Isabelle Kosher (ex PDG d’Engie) et bien d’autres.

 

Les démarches participatives inspirent

Comment impliquer vos habitants dans votre politique environnementale ?

Certains le savent déjà, Cap Collectif organise des webinaires sur la participation citoyenne.

2 sessions ont été organisées sur le thème de l’engagement des habitants dans la politique environnementale d’une collectivité, d’une région ou d’un département.

Nous avons pu voir le cas de 6 collectivités qui ont donc impliqué leurs citoyens dans leurs démarches environnementales : la région Occitanie, le département de la Gironde, la communauté urbaine du Grand Poitiers, les villes de Courbevoie, Lille et Mulhouse.

Le replay de ce webinaire sera bientôt mis à disposition sur notre site. Mais pour ne rien rater des prochains, inscrivez-vous à notre newsletter !

 

10m2 en bas de chez vous !

La ville de Paris a lancé une consultation en ligne pour établir un diagnostic des attentes et des envies des Parisiens pour commencer à imaginer le Paris de demain.

Elle invite donc l’ensemble des habitants à imaginer ce qu’ils souhaiteraient trouver en bas de chez eux : jardins partagés, stationnements pour vélos, plus d’arbres, plus de bacs de recyclage…

Ce projet se divise en 3 étapes : 

  • Un questionnaire “Portrait-robot” de votre rue ;
  • Un espace de boîte à idées ;
  • Un espace réservé aux enfants, qui pourront dessiner leur rue idéale à partir des modèles mis en téléchargement.

Déjà plus de 13 000 Parisiens ont participé, depuis le lancement le 20 octobre dernier. Participez jusqu’au 20 décembre !

 

La ville de Paris continue sur sa lancée

En parallèle de sa consultation sur votre rue idéale, la ville a lancé un autre projet sur la transformation de la porte de la Chapelle. 

Le but : proposer un nouveau projet d’aménagement pour ce lieu dominé par les installations routières et faire de cette porte d’entrée sur Paris, un lieu de qualité pour les habitants.

Les Parisiens peuvent donc au choix soit répondre au questionnaire, soit proposer de nouvelles idées d’aménagement, et ce jusqu’au 29 novembre !

 

Les rencontres nationales de la participation édition 2020

Nous étions à l’édition 2020 des Rencontres nationales de la participation citoyenne, rendez-vous annuel du milieu de la participation citoyenne. Durant 3 jours, tous les participants ont pu assister à des ateliers, conférences ou présentations de projets en cours ou à venir, et discuter de la démocratie participative de demain, au cours d’une cinquantaine d’événements.

La ville de Mulhouse, très active en termes de participation citoyenne, était tout indiquée pour organiser cette troisième édition, centrée autour de la démocratie bousculée.

Nous en sommes revenus, fatigués mais heureux de retrouver nos clients et amis du milieu de la participation citoyenne. 

 

Et nous vous avons même ramené, dans nos bagages, un article “Billet d’humeur” sur la démocratie bousculée.

 

Les budgets participatifs résistent !

Rennes rempile pour une cinquième édition de son budget participatif

Il y a 5 ans, nous développions notre toute première application de budget participatif à la demande de la ville de Rennes.

Aujourd’hui, la 5e édition vient tout juste d’être lancée ! Les Rennais et Rennaises ont jusqu’au 30 novembre pour déposer leurs projets pour la ville.

 

Les questions les plus posées sur le budget participatif

Depuis que nous accompagnons des démarches de budget participatif, nous avons eu à répondre à un très grand nombre d’interrogations de la part de personnes convaincues par les budgets participatifs ou, au contraire, carrément réticentes.

C’est pour que, vous aussi, vous puissiez leur répondre que nous avons rédigé un article qui vous donnera les clés pour défendre vos projets et cette nouvelle forme de démocratie.

Concours de popularité, projets trop redondants, manque d’originalité ou réservé aux bobos du centre-ville, retrouvez nos réponses (et conseils méthodologiques) aux questions les plus posées sur le budget participatif !

 

Ne ratez aucune consultation en France. Inscrivez-vous à notre lettre d’information et ne ratez aucune occasion de participer.

 

Budget participatif : le vote par classement s’automatise !

C’est la rentrée, et les améliorations et nouvelles fonctionnalités s’enchaînent ! Dans cet article, nous vous annonçons l’automatisation du calcul des points dans le cadre d’un vote par classement, déjà utilisé par le département de la Gironde pour son budget participatif.

Voter sur une plateforme Cap Collectif

Qu’il s’agisse d’un budget participatif ou d’une boîte à idées, les plateformes Cap Collectif vous offre plusieurs modalités de vote : 

  • Le vote simple limité : chaque votant ne peut voter qu’une seule fois pour une même proposition. Une limite basse et une limite haute du nombre de votes peuvent être fixées
  • Le vote par budget : chaque votant peut voter pour l’ensemble des propositions qu’il souhaite, dans la limite d’une enveloppe budgétaire déjà paramétrée
  • Le vote par classement : chaque votant ne peut voter qu’une seule fois pour une même proposition, avec limites basse et haute paramétrables. Il peut, en plus, trier ses choix par ordre de préférence

C’est de cette dernière fonctionnalité dont nous vous parlons dans cet article !

Définir les projets lauréats lors d’un vote par classement

Dans le cas d’un vote par classement, les projets lauréats ne sont pas les plus votés, mais ceux ayant récolté le plus de points.

Comment cela fonctionne ?

Un nombre de points est attribué à chacun des projets en fonction de son rang.

Imaginons que vous ayez voté pour vos projets favoris dans le cadre du budget participatif de votre commune. Vous aviez la possibilité de choisir jusqu’à 3 projets. Voici votre classement : 

  • 1 : Projet J 
  • 2 : Projet A 
  • 3 : Projet R 

Le Projet J récolte alors 3 points, le Projet A en récolte 2 et le Projet R en récolte 1. 

Imaginons maintenant que votre voisine ait, elle aussi, réalisé son propre classement : 

  • 1 : Projet C 
  • 2 : Projet J 
  • 3 : Projet A 

Le Projet C récolte alors 3 points, le Projet J en récolte 2 et le Projet A en récolte 1. 

Les points sont ensuite cumulés pour l’ensemble des votants. Ici : 

  • Projet J : 5 points 
  • Projet A : 3 points
  • Projet C : 3 points 
  • Projet R : 1 point

Vous obtenez ainsi un classement des projets. Les projets lauréats seront ensuite sélectionnés en fonction du budget total de votre budget participatif ou de l’enveloppe de chacun des projets. 

Nouveauté : automatiser le calcul des points

Finis les tableaux Excel et les pondérations : à vous l’automatisation ! 

Du côté de l’administrateur : Vous n’avez qu’à sélectionner le vote par classement, paramétrer le nombre maximum de votes par participant, et les points se calculent automatiquement.  

Du côté du participant : Le nombre de points dont il fait bénéficier chaque projet s’affiche directement dans l’espace de vote. 

Un compteur supplémentaire apparaît également à côté de celui des votes, sur chacun des projets. Il indique le nombre de points attribués en fonction des classements des votants.

Une nouvelle fonctionnalité en accord avec notre méthodologie

Le risque du vote par classement est le manque de transparence entre l’étape de vote et l’étape de présentation des projets lauréats. 

Quand les projets lauréats sont les plus votés, il suffit de trier les projets par ordre décroissant du nombre de votes, pour avoir la liste des projets lauréats. 

Quand une pondération doit être appliquée, le lien est moins clair pour les participants, qui pourraient ne pas comprendre comment le choix a été fait et perdre confiance dans votre démarche. 

Avec cette nouvelle fonctionnalité, le choix des votants est clairement affiché sur la plateforme. En plus d’être un gain de temps pour les administrateurs, elle est également un gage de confiance pour valoriser votre démarche !

 

 

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Le quinzomadaire par Cap Co #2

Au cours des 15 derniers jours chez Cap Collectif, des projets participatifs ont vu le jour, certains se sont finis et d’autres brillent de mille feux. Faisons un retour des dernières actualités !

Les entreprises consultent les citoyens

Depuis le début du mois, tous les citoyens sont invités à participer à une consultation à l’échelle européenne. Le constat est le suivant :  le rôle des entreprises dans la société n’est pas assez impactant.

Ce sont donc des dirigeant·es européen·nes, comme les PDG des grands groupes comme Danone, MAIF, Pfizer, qui ont décidé de changer cela. Ils sollicitent l’avis des citoyens pour donner leur vision sur ce que doivent faire les entreprises pour rendre le travail plus agréable au quotidien pour les collaborateurs, les managers et toutes celles et ceux qui ont un rapport avec l’entreprise, c’est-à-dire tout le monde !

Proposez vos solutions, argumentez et votez pour que les entreprises changent, sur trois thématiques différentes :

  • comment réengager les salariés et les associer au projet d’entreprise ? ;
  • comment contribuer à l’épanouissement et au bien-être des salariés ? ;
  • comment dépasser la recherche de profit à court terme ?

Si vous n’avez pas le temps, ce n’est pas grave ! Vous pouvez simplement répondre au questionnaire en quelques minutes. 

Lorsque cette consultation sera finie, une compilation de toutes les réponses et de toutes les contributions sera faite et remise à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance.

Les démarches participatives qui ont eu lieu

Où en sont nos autres consultations, boîtes à idées, questionnaires et autres projets participatifs ? 

Nos médias publics

Nous vous l’annoncions il y a quelques semaines, Radio France, Arte, France Médias Monde, France Télévisions, TV5Monde et l’INA avaient lancé un questionnaire auprès des citoyens pour leur demander comment ils imaginaient le futur des médias publics.

Le questionnaire est aujourd’hui fini. Il ne reste plus qu’aux médias publics français de compiler toutes les réponses et d’annoncer les résultats qui seront pris à l’issue de la consultation. Restez connectés !

Institut national du cancer

Tout comme les Médias publics, la participation à la consultation de l’Institut national du cancer s’est achevée il y a quelques jours. Pour rappel, cette consultation vise à rédiger le futur plan décennal de lutte contre les cancers. 

À l’issue de 4 semaines de participation, ce sont plus de 20 000 votes et 3 000 contributions qui ont été recensés. Rendez-vous dans quelques semaines pour la publication de la synthèse !

La Poste

La plateforme du Groupe La Poste, consultable par tous pour préparer son plan stratégique pour 2030, est toujours ouverte.

Citoyens et partenaires, collaborateurs et postiers peuvent venir participer et aider le Groupe La Poste à mieux répondre aux besoins de ses clients.

Pour l’heure, ce sont plus de 27 000 participants qui ont donné leur avis.

Vous avez jusqu’à fin novembre pour, vous aussi, participer à l’avenir de La Poste.

Région Occitanie

La Région Occitanie organise la première votation citoyenne en ligne, sur la base de propositions écrites par une convention citoyenne régionale. 

Tout au long du mois de septembre, 100 citoyens tirés au sort se sont réunis pour travailler sur des propositions à intégrer au Green New Deal de la région, plan d’action sur la transition écologique. 

À l’issue de ce travail, 14 propositions ont été rédigées et sont maintenant soumises aux votes de tous les Occitans. Si vous êtes de la région, votez dès aujourd’hui et jusqu’au 6 novembre !

Les budgets participatifs ont toujours la cote !

Fin de l’étape de dépôt pour l’Occitanie et la ville de Hem

En plus de sa votation citoyenne, la région Occitanie mène de front plusieurs budgets participatifs thématiques, démarche qu’elle réédite depuis maintenant plusieurs années. Depuis le 1er juillet, les habitants de la région pouvaient ainsi déposer leur projet sur le budget participatif “Vos solutions pour une Occitanie ouverte sur le monde – 2ème édition” .

C’est la seconde fois que la région Occitanie permet à ses habitants de proposer des projets (dont le budget par projet est compris entre 500 euros et 3 000 euros) qui ont pour but de favoriser l’égalité, le partage et le vivre ensemble.

Le dépôt est maintenant terminé, et ce sont 47 projets que les services devront analyser avant la phase de vote prévue au 15 novembre. 

Mais les budgets participatifs ne sont pas exclusivement réservés aux régions ou grandes villes ! La ville de Hem, située dans les Hauts De France a lancé son premier budget participatif. L’étape de dépôt est maintenant terminée et a réuni 50 projets ! Rendez-vous le 1er décembre pour la phase de vote !

Lancement des votes pour la Meuse et le Puy-de-Dôme

Le département de la Meuse est aussi adepte du budget participatif et est entré en phase de vote. Les habitants de la Meuse peuvent donc dès maintenant sélectionner leurs projets favoris parmi les 159 déposés. Les résultats seront dévoilés le 28 novembre.

Depuis le 1er octobre, les votes sont également ouverts pour le département du Puy-de-Dôme. Les habitants ont un mois pour voter pour leurs 6 projets préférés maximum parmi les 106 projets retenus lors de l’analyse. 

Fin des votes pour Issy-les-Moulineaux, les Deux-Sèvres et l’Île-de-France

Avec respectivement 3 320 votes, 42 141 votes et 66 005 votes, la ville d’Issy-les-Moulineaux, le département des Deux-Sèvres et la région Île-de-France ont terminé leur phase de vote. 

Les projets lauréats sont déjà disponibles pour Issy-les-Moulineaux et l’Île-de-France, et consultables sur leur plateforme. N’hésitez pas à aller les consulter !

Restez informé·e des nouvelles démarches participatives en France. Ne ratez pas l’occasion de participer !

La participation citoyenne en action !

Le quinzomadaire par Cap Co #1

Quelles actualités chez nos client·es et sur nos plateformes au cours des 15 derniers jours ? Projets participatifs lancés, en cours ou terminés, on vous dit tout dans ce rendez-vous bi-mensuel.

The NextGen Enterprise x Cap Collectif : on vous donne la parole sur l’entreprise de demain

consultation pour une entreprise ouverte

Cap Collectif s’engage et s’implique ! Face au nécessaire besoin de transformer notre modèle d’organisation du travail, nous nous sommes associés à The NextGen Enterprise pour réfléchir ensemble à la transition de nos entreprises vers une gouvernance partagée. Fidèles à nos valeurs, nous avons choisi de mener cette réflexion avec vous, par le biais d’une grande consultation citoyenne européenne. 

Comment dépasser la recherche de profit à court terme ? Comment réengager les salariés et les associer au projet d’entreprise ? Comment contribuer à l’épanouissement et au bien-être des salariés ?

Jusqu’au 23 octobre, participez et proposez vos solutions sur ces 3 questions majeures, aux côtés de 50 dirigeant·es de grandes entreprises européennes parmis lesquelles : Emmanuel Faber (PDG de Danone), Elisabeth Sarie (DRH Thales Avionics), Pascal Demurger (PDG de la MAIF), Claire Allaria (DRH Pfizer France), Alain Rhoumillhac (PDG de Manpower France), Henriette Draebye Rosenquist (Directrice du management de Pfizer France) …

À l’issue de la participation, les contributions les plus soutenues recevront une réponse des 50 dirigeant·es impliqué·es. Un baromètre des attentes citoyennes sur l’entreprise de demain sera également publié à partir de vos contributions, et remis à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance. 

L’ensemble des résultats sera enfin présenté lors du NextGen Enterprise Summit les 26 et 27 novembre. 

Les trois consultations citoyennes nationales

La rentrée est chargée pour les consultations citoyennes nationales. Début le début du mois de septembre, trois démarches participatives se sont lancées à destination de tous les Français.es. 

Nos médias publics

France Télévisions, Radio France, France Médias Monde, TV5MONDE, Arte et l’INA vous interrogent sur vos attentes et perspectives pour les médias publics. Information, diversité, sport ou environnement, un questionnaire en ligne vous permet de partager vos idées pour réinventer l’offre audiovisuelle publique. 

L’ensemble des contributions sera analysé et pris en compte pour définir l’offre des prochaines années.

La Poste

Jusqu’à la fin de l’année 2020, participez au nouveau plan stratégique de La Poste. Client.es, partenaires ou encore collaborateurs et collaboratrices sont invité.es à partager leurs besoins et attentes en matière de service postaux de demain. Pour toucher un maximum de personnes, La Poste associe un dispositif de participation numérique et des conférences citoyennes présentielles. 

Un panel de 100 citoyen.nes sera ainsi réuni, tout au long de la démarche, lors de 4 conférences citoyennes dédiées à des thématiques précises : transition numérique, transition démographique, transition territoriale et transition écologique. 

En parallèle, la plateforme numérique permettra au plus grand nombre de donner leur avis pour repenser le groupe. Pour contribuer, accédez à l’espace de participation selon votre profil et répondez au questionnaire proposé. 

Toutes les contributions recueillies seront synthétisées et prises en compte dans l’élaboration du futur plan stratégique en février 2021.

Institut national du cancer

220 idées pour mettre fin aux cancers : et si on ajoutait les vôtres ? L’Institut national du cancer vous invite à vous exprimer sur la future stratégie décennale de lutte contre les cancers. Jusqu’au 15 octobre, prenez connaissance des 4 axes de la stratégie, des mesures proposées par l’Institut et votez, argumentez et proposez vos propres solutions. 

En retour et dans un souci de transparence, l’Institut national du cancer s’engage à publier une synthèse de l’ensemble des contributions sur la plateforme, répondre aux 20 contributions les plus soutenues et expliquer et suivre les décisions finales en mettant en évidence les apports permis par la consultation. 

À la fin de la consultation en décembre, la stratégie élaborée à partir de vos contributions sera remise au Gouvernement.

Les budgets participatifs ont toujours la cote

Pour les budgets participatifs, l’été est généralement propice à l’analyse et la rentrée annonce le retour des votes. La région Île-de-France, le département de la Charente ou encore la ville d’Issy-les-Moulineaux l’ont bien compris ! 

Après plusieurs mois de dépôt et d’analyse, les trois collectivités ont lancé chacune l’étape de vote de leur budget participatif. Et les votant·es sont au rendez-vous : moins d’une semaine après le lancement, la plateforme de la région Île-de-France comptabilise plus de 22 000 votes, 4 500 pour le département de la Charente et 2 500 pour la ville d’Issy-les-Moulineaux. Si vous habitez dans ces territoires, n’hésitez pas à voter pour vos projets préférés !

Mention spéciale pour la région Île-de-France, qui utilise pour la première fois notre nouvel outil d’analyse AGUI pour son premier budget participatif écologique et solidaire. Directement intégré à votre plateforme, il vous permet de préparer l’analyse, distribuer les projets entre les services et récolter les évaluations de chacun.e en deux fois moins de temps. 

Dans la suite des budgets participatifs, le département des Pyrénées-Atlantiques n’est pas en reste ! L’étape de dépôt vient de se terminer, et ce sont 377 projets que les services auront à analyser, avant l’ouverture des votes le 21 novembre. Une très belle performance pour une première édition de budget participatif. 

Rappelons également que le département est une de nos premières collectivités à utiliser notre nouvelle fonctionnalité de multilingue. Pour permettre la participation de tous et toutes, la plateforme est ainsi disponible en français, basque et occitan !

On peut déjà vous annoncer d’autres actualités à venir sur les budgets participatifs. Rendez-vous dans notre prochain quinzomadaire !

Pour rester informé.e des nouvelles démarches à venir, inscrivez vous à notre liste de diffusion. Ne ratez pas l’occasion de participer !

Comment participer à une consultation ?

Une consultation : qu’est-ce que c’est ?

Une consultation citoyenne est un processus de réflexion collective. L’organisateur ou organisatrice de la consultation associe les citoyen.nes, ses collaborateur.trices ou parfois ses client.es (lors d’un référendum d’entreprise) à la construction d’un projet commun ou la définition d’une solution face à un problème identifié. Cette démarche peut être à l’origine d’un acteur public comme une mairie, un département, une région voire même l’État, ou d’un acteur privé comme une entreprise ou une association. 

Chez Cap Collectif, notre rôle est d’accompagner ces différents acteurs dans la mise en place de leur démarche, et de leur proposer une plateforme numérique permettant à leurs publics de participer en ligne à leurs projets. Et ce sont plus de 200 acteurs pour plus de 800 consultations qui nous font aujourd’hui confiance. 

En tant que participant.e, comment m’y prendre pour contribuer à une consultation ? 

Accéder à la plateforme de consultation

Avant toute chose, vous devez accéder à la plateforme participative.

Comment s’y retrouver parmi toutes ces consultations ? 

  • Vous souhaitez participer à une consultation ouverte, comme un budget participatif, ou une consultation citoyenne à destination des client.es d’une entreprise (comme Carrefour ou La Poste) ? : vous trouverez l’accès à la plateforme en allant directement sur le site de l’organisation en charge de la consultation ou sur ses réseaux sociaux. Par exemple, si c’est la région qui a lancé un budget participatif, vous retrouverez le lien de la consultation sur leur site ou sur leurs réseaux sociaux.
  • Vous souhaitez participer à une consultation interne, ouverte uniquement aux collaborateur.rices d’une organisation précise (comme Decathlon ou la Compagnie Nationale du Rhône) ou aux étudiants et personnel d’une université (comme l’Université Paris Nanterre) ? : il est fort probable que vous ayez reçu un mail professionnel vous invitant à participer à cette consultation. 

Créer un compte

Il est maintenant temps de vous créer un compte ! Créer un compte est essentiel pour pouvoir prendre part à une consultation citoyenne. Cela permet de sécuriser l’accès à la plateforme en évitant les participant.es robots, et vous permet également de suivre l’avancement des projets ou idées que vous avez proposés.

Inscrivez-vous en cliquant sur le bouton “Inscription” en haut à droite de la plateforme. Renseignez simplement un pseudonyme, une adresse mail et un mot de passe. En quelques secondes, votre compte est créé, et à vous de jouer !  

Attention, si vous participez à une consultation interne : il se peut que seule votre adresse mail professionnelle ou étudiante puisse vous permettre de vous inscrire et connecter. Vérifiez bien les conditions dans les instructions données par votre organisation.

Contribuer à la consultation

Il ne vous reste plus qu’à participer ! Pour cela, rien de plus simple, vous n’avez qu’à vous laisser guider par les instructions de la plateforme. 

Attention ! Votre participation n’est autorisée que durant une certaine période. Une pastille verte “En cours” vous signifie si vous pouvez encore déposer vos idées ou non. 

  • Vous participez à un budget participatif ou un appel à projet ? : déposez un projet en cliquant sur “Déposer une proposition”, puis votez pour vos projets préférés une fois l’heure du vote venue.
  • Vous participez à un questionnaire ? : répondez aux questions posées, vous pouvez même enregistrer vos réponses en brouillon et y revenir plus tard.
  • Vous participez à une consultation ? : prenez connaissance des propositions de l’organisateur ou organisatrice de la démarche, votez pour donner votre avis et développez-le en rédigeant des arguments pour ou contre. Si vous souhaitez aller plus loin, vous avez même la possibilité de proposer vos propres solutions !

N’hésitez pas à revenir plusieurs fois sur la plateforme collaborative pour prendre connaissance des nouvelles idées et nouveaux projets déposés par les autres participant.es. 

Faire connaître la consultation est également une façon de participer ! Partagez le lien de la consultation sur les réseaux sociaux et parlez-en autour de vous : vous permettrez ainsi à un maximum de citoyen.nes de faire entendre leur voix dans la démarche. 

Et après ?

La participation n’est plus ouverte ? Ce n’est pas parce vous ne pouvez plus déposer vos idées, que la consultation est terminée ! C’est maintenant à l’organisateur ou organisatrice de la démarche de prendre la main. Analyse des propositions, synthèse des contributions et rédaction des premiers arbitrages, vous pourrez consulter tous les avis rendus directement sur la plateforme et prendre connaissance des résultats de votre participation. Restez connecté.e !

Le maître mot de toute consultation est la transparence ! Pour vous assurez que vos propositions seront bien prises en compte, les organisations en charge de la consultation prennent, envers les participant.es, une série d’engagements comme la publication d’une synthèse, l’organisation d’un débat ou d’un atelier, ou encore l’invitation à un événement de restitution.  

Pour rester informé.e des nouvelles consultations en France, inscrivez-vous à notre liste de diffusion. Ne ratez pas l’occasion de donner votre avis et faire avancer vos idées : 

Nos réponses aux questions les plus posées sur le budget participatif

Avec cinq années de budgets participatifs au compteur, nous avons eu l’occasion de rencontrer toute la gamme des réticents à la démarche, du timide tenté au réfractaire total. Pour que, vous aussi, vous puissiez leur répondre, nous vous partageons ici nos éléments de réponses aux questions les plus posées sur le budget participatif. 

Le budget participatif, c’est pour les grandes villes ?

Quelles adaptations à plus petites échelles - et donc à plus petit budget ?

On entend souvent parler des expériences de budgets participatifs des grandes villes à plusieurs centaines de milliers voire millions d’euros : Paris et Rennes, Lille, ou encore Grenoble… Il est donc facile d’associer grandes villes et budget participatif. 

Pourtant, le budget participatif et ses étapes s’appliquent à toutes les collectivités, petites ou grandes. Chez Cap Collectif, près de 20% des collectivités menant un budget participatif comptent moins de 20 000 habitants. Les enveloppes dédiées à la démarche y oscillent entre 5 et 200 000 euros.

Ce n’est pas la somme allouée qui fait le succès du budget participatif mais le processus d’inclusion des citoyens aux décisions qui sont traditionnellement réservées aux élus de la collectivité, ainsi que la transparence du processus et son ouverture. Réalisé avec un petit budget mais en toute transparence, un “petit” budget participatif vaudra toujours mieux qu’un “gros” qui ne respecterait pas ces règles. 

Le seul prérequis est donc d’être clair sur les sommes allouées et les moyens propres à chaque budget participatif, afin d’éviter toute mauvaise surprise ou frustration du côté des participants. Lancez-vous !

Le budget participatif, c’est pour les bobos du centre-ville ?

Comment assurer une mobilisation des citoyens répartie sur tout le territoire ?

Les projets sont concentrés dans le centre-ville” ; “Les participants sont des bobos” ; “Ils ne participent que sur des projets en bas de chez eux”… Ces affirmations répandues sont-elles vérifiées ? L’extension des budgets participatifs dans de petites collectivités, même en milieu rural, dément fortement ces idées. Loin d’être excluante , cette démarche peut donc être appliquée à tous. 

Mais attention ! Ce n’est pas parce que votre budget participatif concerne tout votre territoire, que l’ensemble de vos habitants se mobilisera de la même manière. Un travail doit être mené pour faire connaître le dispositif et ainsi favoriser une participation répartie de manière égale sur tout le territoire. On vous donne nos petits trucs : 

  • Une communication répandue sur tout le territoire dès le lancement du projet

Dès le lancement du projet, la communication doit se faire sur tout le territoire : affiches, journal local… Tous les moyens sont bons. Si certains quartiers ne sont pas couverts dès le lancement, il y a peu de chances que ces derniers soient représentés dans les projets réalisés. 

  • Une campagne de communication corrective à mi-étape 

Évaluer la répartition des projets déposés avant la fin de l’étape de dépôt peut vous permettre de lancer une communication corrective : tel quartier n’a reçu qu’un projet ? Qu’à cela ne tienne, vous pouvez déployer une stratégie sur celui-ci en particulier avant la fin de la phase de dépôt (mise en place de vacataires équipés de tablettes, présence à des événements de quartier, lien avec les instances locales de type conseil de quartier ou conseil citoyen… les possibilités sont nombreuses !)

  • Accompagner les publics plus éloignés du numérique ou des institutions  

Certains publics plus éloignés de ce type d’exercice peuvent nécessiter un accompagnement plus personnalisé. Quelques idées : association à un dépôt papier (transmission des projets par voie postale ou dans des urnes dédiées) ; mise en place d’ateliers thématiques de construction des projets ; présence d’agents de la collectivité équipés d’une tablette dans les lieux publics afin d’aller à la rencontre des habitants ; mise à disposition d’un ordinateur dans les lieux publics (mairie, bibliothèques…). 

Et la fracture numérique, vous en faites quoi ?

Comment co-construire les projets en présentiel ?

Adosser son budget participatif à une plateforme numérique est intéressant à plusieurs points de vue : les projets sont visibles par tous, le processus et ses étapes sont transparents, la participation est simple et peut se faire rapidement.  

Et la fracture numérique dans tout ça ? Parce que le numérique n’est pas magique, nous vous recommandons d’organiser des événements en présentiel, en parallèle de votre plateforme en ligne. Ces dispositifs visent à élargir la participation aux citoyens qui n’ont pas les compétences ou les moyens de contribuer au processus via un outil numérique. De nombreuses options sont possibles, à vous d’inventer ! Pour n’en citer que quelques-unes ayant fait leurs preuves : 

  • La mise en place d’urnes de dépôt et/ou de vote dans des lieux de passage : marchés, mairies, places et jardins publics… L’idée est d’aller à la rencontre des habitants afin de les inviter à contribuer et de leur expliquer le processus ; 
  • La mise à disposition d’ordinateurs dans des lieux publics tels que les bibliothèques, où des agents accompagnent les déposants ou votants à contribuer, en les accompagnant pas à pas, de la création de leur compte au dépôt de leur contribution ; 
  • L’instauration d’un dispositif mobile toute la durée de la participation, dont le rôle est de se rendre dans divers lieux publics – c’est le cas du “camion participatif” à Clermont-Ferrand par exemple ;
  • L’organisation d’ateliers de construction des projets, afin d’aider à la fois les personnes non initiées au numérique, mais également celles qui auraient besoin d’un accompagnement dans la rédaction de leur projet. Ces ateliers peuvent être menés en partenariat avec des conseils de quartier, conseils citoyens, ou encore des associations locales, par exemple.

Ce ne sont là que des exemples de dispositifs, dont l’efficacité n’est plus à prouver. À vous de trouver ce qui vous convient le mieux et qui vous permet de garantir la participation de tous dans votre territoire, selon vos instances et ressources propres ! 

Pots de fleurs, bancs publics et aménagement de square… Toujours les mêmes projets ?

Comment aller vers des projets innovants ou originaux ?

Entre 2014 et 2019, sur les plateformes Cap Collectif, 3 principales thématiques se dégagent :

  • L’aménagement des espaces publics : mobilier urbain, valorisation du patrimoine (⅓ des projets lauréats) ; 
  • La nature en ville : espaces verts, biodiversité (⅓ des projets lauréats) ; 
  • La culture, le sport, et les loisirs (20% des projets lauréats).

Les explications de cette répartition sont relativement simples : la restriction à des projets d’investissement et les enveloppes plafonnées font se tourner les habitants vers des projets abordables et faciles d’accès, autour de l’amélioration du cadre de vie, sujet logiquement prioritaire pour bon nombre d’habitants. La similarité des règles et modalités des budgets participatifs entraînent, de plus, quasi-mécaniquement une similarité des projets. 

Vous recherchez des projets que l’on a moins l’habitude de voir, et démarquer votre budget participatif par leur originalité ? Voici quelques pistes pour changer (un peu) de style de budget participatif :  

  • Ouvrir le budget participatif aux dépenses de fonctionnement, ce qui permettra l’émergence de projets de nature complètement différente ; 
  • Thématiser le budget participatif autour de domaines ou de politiques publiques traditionnellement moins traitées voire délaissées par ces types de projets.

Le budget participatif, un gadget électoral ?

Comment garantir que le dispositif ne soit pas un faire-valoir politique ?

Parmi les remarques récurrentes autour des budgets participatifs, et qui s’étend à tous les dispositifs participatifs, on retrouve souvent l’accusation selon laquelle tout cela ne servirait qu’à des objectifs de communication politique. Or, les budgets participatifs donnent bel et bien du poids aux citoyens, et les engagements de la collectivité à leur égard sont réels. En effet, le budget participatif n’est pas un dispositif consultatif, le vote sur les projets est au contraire décisionnel.

C’est d’ailleurs aussi tout l’intérêt de  l’utilisation d’une plateforme numérique, puisque tout y est visible. Dans la plateforme Cap Collectif, un gage de cette transparence réside dans les contraintes de la plateforme : la modération est réalisée a posteriori, ce qui signifie que les projets déposés sont instantanément visibles par tous. Dans le cas où un projet est modéré, celui-ci se trouve dans la corbeille ouverte, visible par tout un chacun. Enfin, la présentation des projets en étapes donne à voir l’intégralité du processus décisionnel, jusqu’à la réalisation des projets. 

Le budget participatif, c’est juste un concours de popularité, non ?

Comment faire gagner des projets vraiment méritants ?

Mérite et popularité sont souvent opposés quand il est question de budget participatif. Une des premières craintes au lancement d’une telle démarche est ainsi de voir l’emporter des projets inutiles pour la collectivité, sélectionnés uniquement parce que le porteur dispose d’un large réseau de proches et d’amis. 

Cette opposition pousse certaines organisations à ajouter des processus de sélection supplémentaires, comme une nouvelle évaluation des services après l’étape de vote, ou une  validation finale réalisée par les élus. 

Si ces contournements peuvent apporter un sentiment de sécurité aux services, ils participent toutefois à décrédibiliser la démarche auprès du public. Du slogan simple et attractif “Vous proposez, nous réalisons”, il faut alors ajouter un “Nous revalidons” beaucoup moins séduisant…   

Comment faire alors pour que les projets qui le méritent vraiment gagnent ? Ce n’est pas la bonne question !

Si vous avez suivi nos recommandations sur la construction de votre démarche, l’étape d’analyse vous permet de faire un premier tri sur la faisabilité des projets déposés. L’ensemble des projets proposés au vote répondent donc au règlement. Aucun risque de voir l’emporter des projets irréalisables ou inutiles  pour la collectivité. 

La bonne question est donc plutôt : comment donner les mêmes chances de l’emporter à tous les projets ? L’idée n’est pas d’empêcher le vote par amitié, mais bien de permettre à tous les porteurs de l’emporter, même ceux n’ayant pas de réseaux. Plusieurs outils sont imaginables : 

  • Proposer un kit de communication sur la plateforme : modèle d’affiche, de pitch ou de tract, le kit permet à tous les porteurs de projet de disposer des mêmes éléments de communication, peu importe ses compétences en graphisme 
  • Organiser un atelier dédié aux porteurs sur la communication, notamment sur les réseaux sociaux : quels supports utiliser, et comment ? Cet atelier permettra à tous de connaître les bases d’une campagne numérique 
  • Organiser un événement de présentation de l’ensemble des projets soumis au vote : cet événement sera l’occasion pour tous les porteurs de présenter leur projet, sur le même format 

Fraude et bourrage d’urnes : le budget participatif, on peut tricher ?

Comment sécuriser le processus du vote ?

On ne compte plus le nombre de fois où nous avons entendu cette question : comment garantir que chaque individu ne vote qu’une seule fois ? Cette question est d’autant plus pertinente lorsque les dispositifs de votes numérique et présentiel sont liés, mais pas que. Quelles sont les options pour sécuriser les résultats et garantir le fait qu’un citoyen corresponde bien à un votant unique ? 

→ Comment garantir un vote unique lorsque les systèmes de votes numérique et présentiel cohabitent ?  

Certains collectivités demandent une donnée unique quel que soit le mode de vote (ex. le nom ou l’adresse postale), afin de croiser les fichiers des votants. Si une personne a voté deux fois, un seul de ses votes est conservé (cela doit, bien sûr, être précisé dans le règlement). 

→ Dans le cas d’un vote numérique, comment garantir que l’inscription et la participation de robots ou de bots a bien été empêchée ? 

Dans la plateforme Cap Collectif, cela passe par plusieurs modalités, toutes intégrées de base dans la plateforme :

  • Le refus des adresses email jetables, via une liste mise à jour régulièrement par notre équipe technique ; 
  • La case à cocher du Google ReCaptcha, à l’inscription, pour empêcher les robots malveillants ;
  • La validation par email de l’inscription via un lien de confirmation envoyé sur la boîte mail déclarée à l’inscription ; 
  • L’inscription via Facebook et Google, services qui garantissent eux-mêmes la création des comptes par des humains ; 
  • La sécurité des mots de passe : 8 caractères, minuscules/majuscules, 1 chiffre. 

→ Dans le cas d’une plateforme numérique, comment s’assurer qu’une personne physique corresponde bien à un seul compte ? 

Il est en effet fréquent qu’une personne dispose de plusieurs adresses emails et puissent donc créer plusieurs comptes. Il existe également des possibilités dans la plateforme Cap Collectif : 

  • Organiser le vote avec un compte France Connect, service qui permet de garantir une identité numérique unique ; 
  • Imposer des conditions pour accéder au vote (ex. adresse postale, ou téléchargement de la carte d’identité) – qui permettront par la suite aux services de procéder à des vérifications.

Si ces solutions garantissent une sécurité totale, elles sont à notre sens loin d’être parfaites. La question derrière ces choix techniques est cruciale : souhaite-t-on favoriser la sécurité, ou l’ouverture du processus ? Ces dispositifs visant à garantir la sécurité ont un effet dissuasif (ex : devoir scanner une attestation de domicile avant de pouvoir voter) et tendent, en conséquence, à faire baisser les taux de participation. Cela semble antinomique avec l’objectif au coeur des budgets participatifs : remobiliser les citoyens autour des décisions publiques. 

Ci-dessous un rapide tableau comparatif des arguments pour et contre les deux options qui s’offrent à vous : 

Sécurité

→ Permet de garantir la possibilité de ne voter qu’une fois pour un individu, via des modes d’identification poussées

 

 

MAIS…

→ Dissuasif, car la procédure est plus longue pour les participants 

→ Nécessite de demander de nombreuses informations qui peuvent rebuter les citoyens, ayant peur du “fichage”

→ Implique une charge de travail en interne, car il faut ensuite procéder à la vérification des informations déclarées 

Ouverture

→ Garantit la simplicité et la rapidité du vote : peu de champs à remplir

→ Permet en conséquence de massifier la participation 

MAIS…

→ Pas d’identification formelle des votants

→ La fiabilité du vote est donc moins exacte

→ À la marge, des tentatives de manipulation peuvent exister 

À vous de savoir où vous souhaitez placer le curseur ! Mais n’oubliez pas que le risque zéro n’existe pas. 

Vous réfléchissez à l’organisation d’un budget participatif ou de toute autre démarche participative et souhaitez approfondir le sujet ?

Contactez-nous !

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Multilingue: comment gérer efficacement les clés de traduction ?

Le développement de Cap Collectif, qui compte près de 200 clients, nous amène aujourd’hui à travailler à l’international et donc à rendre notre tech accessible dans différentes langues. L’un des problèmes majeurs que cette transition implique est la gestion des clés de traduction : les clés utilisées jusqu’alors dans une même langue n’impliquent aucun coût supplémentaire en cas de redondance de l’information traduite. En revanche, traduire une plateforme requiert souvent des prestations extérieures chiffrées sur la base du nombre de mots à traduire, auquel cas traiter la redondance des clés de traduction devient un réel enjeu budgétaire.

Par exemple, à Cap Collectif, nous avons décidé de nous pencher sur ces fameuses clés de traduction en constatant que nous étions censés traduire 22 462 mots, un chiffre bien plus élevé que ce que nous pensions… Un rapide état des lieux confirme notre intuition : 34 clés de traduction avec pour valeur “Annuler”, 42 clés avec pour valeur “Confirmer”… Un travail de nettoyage s’impose !

Cependant, plus votre plateforme est conséquente, plus le besoin de repasser sur les clés de traduction est fort, plus cette tâche peut paraître insurmontable (en plus de ne pas être très attractive). 

Rassurez vous, vous n’aurez pas besoin de maltraiter un jeune stagiaire en lui assignant cette tâche (et vous n’auriez pas dû ne serait-ce qu’y penser bien entendu 😉 ). Nous allons voir au cours de cet article comment Cap Collectif a décidé de résoudre ce problème en automatisant l’analyse des clés de traduction et en prévenant l’ajout de nouvelles clés de traduction aux valeurs existantes.

Nettoyer votre plateforme des doublons

Extraction des clés de traduction

extraire des clés de traduction

Un doublon est caractérisé par deux clés de traduction ou plus ayant une même valeur. Afin de conserver une modularité des traductions de la plateforme, il peut être parfois utile de dupliquer les clés ayant un même valeur. Aussi, il nous faut autoriser un nombre maximum de références différentes pointant vers une même valeur. Toutefois, des clés de traduction telles que “Annuler” ou “Confirmer” n’ont aucun intérêt à être dupliquées et ne feront qu’ alourdir votre devis final. 

Dans le but de repérer de façon programmable ces doublons, il vous faudra dans un premier temps récupérer vos traductions en local si ce n’est pas déjà le cas afin de limiter le nombre d’appels réseaux réalisés. 

Une fois ceci accompli, votre programme devra lire ligne par ligne les clés de traduction existantes et leurs valeurs associées dans le fichier correspondant à la langue par défaut (supposé comme le plus complet pour des raisons de simplicité et de performance). Cette étape requiert un moyen de récupérer la donnée intéressante dans la ligne, c’est pourquoi nous avons décidé d’utiliser des Regex.

Regex utilisée pour récupérer la clé de traduction et sa valeur associée. La simplicité des regex s’explique par le formatage des fichiers de traduction.

A ce niveau de notre script, nous n’avons  trouvé que le  moyen d’extraire les clés de traduction du fichier dans des variables. Cette étape va alors nous servir à stocker les clés de traduction dans une structure qui permettra de mettre en avant les répétitions d’information. Nous avons donc choisi d’exploiter la structure particulière des Map (https://developer.mozilla.org/en-US/docs/Web/JavaScript/Reference/Global_Objects/Map) en Javascript. Nous stockerons ainsi la valeur de traduction en tant que clé dans cette Map, tandis que la valeur de cette entrée sera les clés de traduction faisant référence à cette valeur (inversion clé/valeur pour bien mettre en évidence que nous mettons en avant à présent la valeur des traductions comme élément de référence).

Classification des clés de traduction

Comme vu dans la section précédente, nous allons stocker dans une Map les valeurs de traduction et les clés qui y sont associées. L’objectif final étant de nous débarrasser des doublons, il nous faut penser à stocker des informations concernant la position de ces clés de traduction dans le code de la plateforme. Vous pouvez à ce niveau récupérer l’ensemble des informations qui vous permettront de retrouver rapidement la position des clés de traduction en cas de réécriture du fichier (comme le nom du fichier par exemple).

Traitement des clés de traduction

Une fois votre Map entièrement remplie, vous pouvez demander à votre programme de réécrire automatiquement les fichiers avec la première clé de traduction…

J’ai choisi personnellement d’attendre l’analyse complète des clés de traduction avant de décider de réécrire les fichiers. Cette solution a pour avantage d’éviter une multitude de réécriture sur un fichier si une clé de traduction est fréquemment répliquée. En revanche, le temps d’attente est plus élevé que si vous décidez d’attendre simplement qu’un seuil de nombre de réplications pour une clé donnée soit dépassé.

… ou de choisir une clé parmis les clés existantes …

… et/ou de demander à l’utilisateur d’entrer une nouvelle clé qu’il aimerait utiliser.

Réécriture manuelle de l’ensemble des clés de traduction à partir de la clé de traduction entrée par l’utilisateur

La solution retenue dépendra de votre projet et de son état actuel. Je vous recommande malgré tout une première passe sur votre code de façon automatisée devant la quantité de modifications qui pourrait être nécessaire. La réécriture en elle-même se base également sur les RegEx et reste sensiblement proche de la détection des clés de traduction. Pensez toutefois à ce niveau à enregistrer l’ensemble de vos ajouts/modifications/suppressions de clés de traduction dans des fichiers avant d’avoir un historique des manipulations effectuées pour pouvoir rétablir la situation en cas de conflits ou erreur du programme (back-ups).

Analyse des résultats

Vous avez supprimé les doublons et les clés de traduction inutilisées de votre projet et vous vous félicitez d’être passé de 22 462 à 10 044 mots grâce à votre programme. Cependant, un petit tour sur votre plateforme vous donne froid dans le dos : de nombreuses clés de traduction ne sont plus traduites. Vous gardez votre sang froid et décidez d’analyser les clés de traduction manquantes. Rapidement, vous vous rendez compte que ces clés de traduction sont générées “à la volée”: concaténation de chaînes de caractères, traduction d’une variable… Votre programme ne peut décemment pas détecter ce type de cas. 

Heureusement, nous pouvons maintenant utiliser les back-ups de l’étape précédente pour restaurer les clés de traduction manquantes. Cette tâche est la plus chronophage de toutes car elle nécessite que votre équipe de testeurs vous remonte l’ensemble des clés manquantes. Si vous ne disposez pas d’une équipe suffisamment importante, vous pouvez décider de ne pas supprimer les clés de traduction, mais simplement de vous occuper des doublons afin de limiter fortement les risques. C’est ainsi, qu’après rétablissement des “faux-positifs”, nous atteignons finalement 15 851 mots. Ce résultat, beaucoup moins impressionnant que le précédent représente toutefois une réduction de 30% des mots de plateforme.

Prendre des bonnes habitudes

Après avoir réalisé la prise de risque que représente la modification/suppression des clés de traduction, vous voulez sûrement éviter d’avoir à réitérer l’opération fréquemment. Alors que le script précédemment écrit peut servir à réaliser une analyse de la plateforme (que vous pouvez inclure à votre CI en levant des exceptions lorsqu’un seuil de duplication est dépassé), son temps d’exécution ne lui permet pas de s’inscrire dans un usage quotidien. Deux axes d’améliorations sont possibles pour contrôler l’évolution des clés de traduction de votre plateforme.

Prévenir l’ajout de nouveaux doublons

Vous pouvez alors compléter l’utilité du script précédemment écrit avec un Git hook (https://githooks.com/). Ce pre-commit hook aurait pour but d’analyser les clés de traduction présentes dans les fichiers ajoutés par un développeur. Une clé de traduction est repérée différemment selon l’outil de traduction utilisé (dépendant souvent du type de fichiers).

Regex de détection d’ajout de clé de traduction dans un fichier JS ou PHP

En cas de nouvelle clé-doublon, il vous suffira de lancer une erreur. Celle-ci se caractérise par l’absence de cette clé en dehors des fichiers modifiés.

Insister sur les bonnes pratiques lors des revues de code

Il convient bien entendu de pousser également les développeurs à utiliser des “bonnes pratiques” pour les clés de traduction comme l’interdiction d’utiliser des variables en tant que clé de traduction ou alors, le cas échéant, passer cette variable à une fonction énumérant les clés de traduction possibles. De cette façon, les clés seront inscrites dans un fichier et deviendront détectables par votre script.

Conclusion

La gestion des clés de traduction se révèle être un véritable défi, plus encore lorsque le contrôle de celles-ci est réalisé tardivement. De simples mesures comme un pre commit Hook permet de prévenir la réplication des clés de traduction de façon pérenne et d’économiser un devis parfois lourd. Maintenant que vous avez les outils en main, n’hésitez plus, faites comme Cap Collectif et prenez le contrôle de vos clés de traduction !